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J’ai une hépatite E : que devrais-je savoir ? - Le site du Docteur Alain CHAMBENOIT - Docvadis

J’ai une hépatite E : que devrais-je savoir ?

Le virus de l’hépatite E touche chaque année 20 millions de personnes dans le monde. En France, on observe depuis quelques années une augmentation des cas. Le plus souvent, la maladie disparaît spontanément après quelques semaines, ne laissant aucune séquelle. De façon très rare, elle peut devenir chronique.

Comment ai-je pu être infecté ?

Le virus de l’hépatite E se transmet leplus souvent par l’absorption d’eau contaminée par des matières fécales.

Si vous vous rendez dans un pays où les conditions d’hygiène sont mauvaises et n’y respectez pas les règles élémentaires de précaution (ne boire que de l’eau en bouteille scellée, se laver régulièrement les mains, etc.), vous vous exposerez à un risque de contamination par le virus E. Bien que l’hépatite E sévisse partout dans le monde, le plus grand nombre de cas survient en Asie, qui représente une zone d’endémie.

En France, on constate depuis peu une augmentation du nombre d’infections par l’hépatite E et notamment des cas autochtones, indépendants de tout voyage à l’étranger.

Plusieurs points différencient les hépatites sporadiques autochtones retrouvées en France des hépatites contractées en zone d’endémie :
     •  un âge de survenue avancé,
     •  une expression plus marquée des symptômes de l’hépatite,
     •  l’existence de formes prolongées voire chroniques notamment chez les transplantés d’organes.

Avant un départ en voyage, il est recommandé de consulter votre médecin traitant ou le service des maladies infectieuses et tropicales d’un hôpital. Cette consultation de voyage vous permettra, en plus de faire le point sur vos vaccins, d’obtenir des informations sur les risques sanitaires du pays de destination et des conseils pour réduire ces risques.

Enfin, certains animaux comme les porcs, les cerfs ou les rats peuvent transmettre la maladie (après consommation de viande par exemple). La transmission de l’hépatite E suite à un contact avec un cochon domestique a été récemment documentée.

Comment mon hépatiterisque-t-elle d’évoluer ?

Dans la majorité des cas, l’hépatite E passe inaperçue, n’entraînant aucun symptôme, ou quelques symptômes bénins : jaunisse (coloration jaunâtre de la peau), foie douloureux, nausées, fièvre, perte d’appétit, etc.

Dans environ 15 % des cas, la maladie s’aggrave : on parle d’hépatite fulminante, ou d’insuffisance hépatique aigüe, avec des risques graves pour l’organisme. Pouvant s’avérer mortels, les cas d’hépatites E surviennent presque exclusivement chez les enfants et les femmes enceintes.

Les personnes immunodéprimées, c'est-à-dire dont le système immunitaire est affaibli (par exemple suite à une infection par le VIH ou une greffe d’organe), peuvent développer une hépatite chronique.

Suis-je contagieux ?

Vous ne risquez pas de transmettre la maladie par voie sexuelle. Par contre, prenez grand soin de vous laver les mains, particulièrement en sortant des toilettes et si vous touchez des aliments.

Les femmes enceintes ont plus de risques de développer une forme aigüe d'hépatite fulminante, potentiellement mortelle, et la mort du fœtus in utero est alors très fréquente.

A l'heure actuelle, il n'existe pour vos proches aucun traitement préventif contre ce virus. Plusieurs vaccins ont été développés, notamment aux États-Unis et en Chine, mais ils ne sont pas encore commercialisés à grande échelle.

Existe-t-il des traitements ?

Dans la majorité des cas, l'hépatite E régresse spontanément, sans qu'il soit nécessaire d'avoir recours à un traitement. L'hospitalisation n'est donc indiquée que pour les cas les plus graves, notamment pour les hépatites fulminantes.

Si vous êtes porteur d’une hépatite E chronique, un traitement par antiviral pourra vous être proposé. Celui-ci sera prescrit et surveillé en milieu hospitalier.

En France, une hépatite E doit être suspectée devant toute hépatite aigue inexpliquée chez un adulte de plus de 40 ans, même en dehors de tout séjour en zone d’endémie. Le diagnostic est généralement fondé sur la mise en évidence de taux élevés d'anticorps spécifiques à ce virus dans le sang. Son évolution est le plus souvent bénigne.

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