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Je comprends le lien entre infection par le VIH et maladie de Hodgkin

La maladie de Hodgkin touche le système lymphatique, qui joue un rôle clé au niveau des défenses immunitaires. Ce cancer se caractérise principalement par une atteinte des ganglions lymphatiques, mais il peut aussi toucher d’autres organes internes. Chez les patients infectés par le VIH, la maladie de Hodgkin nécessite un traitement spécifique, en complément du traitement antirétroviral.

A quel type de cancer appartient la maladie de Hodgkin ?

Hodgkin est le nom du médecin qui a identifié pour la première fois la maladie en 1832.

La maladie de Hodgkin est une forme de lymphome, c’est-à-dire une tumeur du système lymphatique. Celui-ci est constitué de vaisseaux lymphatiques, généralement accolés aux vaisseaux sanguins, qui véhiculent les lymphocytes, cellules immunitaires qui jouent un rôle-clé dans la défense de l'organisme. Le système lymphatique comporte également des ganglions au niveau du cou, des aisselles, de l'aine, dans le médiastin (entre les poumons) et dans l'abdomen. Ces ganglions assurent la filtration de la lymphe et des lymphocytes.

La survenue d’un lymphome hodgkinien est liée à la multiplication incontrôlée d’un type de cellules du système lymphatique, les lymphocytes B. L’accumulation de ces cellules devenues anormales entraîne l’apparition d’une ou plusieurs tumeurs, qui se développent dans un premier temps au niveau des ganglions lymphatiques. Ces tumeurs peuvent aussi se manifester au niveau de la rate, de la moelle osseuse, voire d’autres organes (foie, poumon...).

Quel est le risque en cas d’infection par le VIH ?

Dans la population générale, la maladie de Hodgkin touche chaque année environ 3 à 4 personnes sur 100 000. Elle affecte surtout les adolescents et les jeunes adultes (15 à 35 ans) ou des personnes plus âgées, après 50 ans.

En cas d’infection par le VIH, le risque de développer un lymphome hodgkinien est environ 20 fois plus élevé, comparativement au reste de la population.

La maladie de Hodgkin chez les patients infectés par le VIH fait partie des « cancers non classant sida ».

Comment s’explique l’apparition d’une maladie de Hodgkin ?

Les recherches actuelles mettent en cause une infection par un herpès virus, le virus d’Epstein-Barr, identifié chez la majorité des patients porteurs du VIH et soufrant de la maladie de Hodgkin. Mais le rôle exact du virus d’Epstein-Barr reste à préciser.

Le VIH joue un rôle direct dans l’apparition du lymphome hodgkinien. En particulier, il existe un lien entre la baisse de l’immunité et le risque accru de maladie de Hodgkin chez un patient séropositif. Les lymphocytes CD4 organisent la réponse du système immunitaire : lorsque leur taux passe sous le seuil de 500/mm3, l’apparition de cancers est significativement plus fréquente. Inversement, dès que le taux de CD4 augmente, ce risque diminue.

Le maintien d’un taux de CD4 supérieur à 500/mm3 sera donc essentiel au cours de votre traitement.

Quelles sont les manifestations d’une maladie de Hodgkin ?

L’apparition du lymphome hodgkinien se traduit le plus souvent par l’augmentation indolore de la taille d’un ou de plusieurs ganglions lymphatiques. Si ces ganglions deviennent volumineux, des symptômes peuvent apparaître en fonction de leur localisation, par exemple une toux et une gêne respiratoire en cas d’atteinte thoracique ou un œdème des membres.

D’autres symptômes plus généraux et non spécifiques peuvent également s’observer : fièvre, perte de poids significative, sueurs nocturnes abondantes, démangeaisons, fatigue...

En cas d’infection par le VIH, les formes extra-ganglionnaires sont plus fréquentes, comparativement à la population générale. Elles concernent surtout l'appareil digestif (25 %) et le système nerveux central (20 %).

Quels examens complémentaires va-t-on me proposer ?

Le diagnostic de maladie de Hodgkin repose sur la biopsie chirurgicale d’un ganglion (prélèvement et analyse par le laboratoire), voire de la moelle osseuse. Les cellules tumorales caractéristiques de ce cancer sont ainsi identifiées.

Un bilan radiologique complète la biopsie (scanner, IRM), avec, si besoin, un examen des chainesganglionnaires par lymphographie ou échographie.

Grâce à ce bilan, on connaîtra l’extension de la maladie, pour vous proposer le traitement le plus adapté à votre cas.

Quelles seront les spécificités de mon traitement, du fait de l’infection par le VIH ?

La prise en charge de la maladie de Hodgkin chez le patient infecté par le VIH s’effectue dans des services hospitaliers dédiés, qui bénéficient d’une solide expérience dans le traitement de cette maladie.

Chez les personnes porteuses du VIH, les modalités de prise en charge d’un lymphome sont maintenant proches de celles des autres patients. Chaque traitement est personnalisé. Une chimiothérapie, voire une radiothérapie, seront envisagées par l’équipe médicale après Réunion de Concertation Pluridisciplinaire (RCP). Des ajustements sont effectués, le cas échéant, en fonction de l’évolution de l’infection.

L’autre priorité est de faire remonter puis de maintenir votre taux de CD4 au-dessus du seuil de 500/mm3. L’observance de votre traitement antirétroviral est bien entendu indispensable. Des contrôles réguliers seront planifiés avec votre médecin référent.

Le pronostic de la maladie de Hodgkin s’est beaucoup amélioré chez les patients porteurs du VIH, grâce à l’optimisation des chimiothérapies, en association au traitement antirétroviral. La prise en charge de ces patients est désormais proche de celle de la population générale. Elle nécessite néanmoins une surveillance clinique et radiologique au long cours.

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