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Mon enfant a la varicelle. Que devrais-je savoir ?

Maladie infantile parmi les plus fréquentes, la varicelle touche chaque année environ 700 000 personnes en France. Dans la majorité des cas, il s’agit d’une maladie bénigne, en particulier chez l’enfant. Quelques mesures simples sont cependant utiles à connaître. Elles permettent notamment de réduire l’inconfort des démangeaisons.

Qu’est-ce que la varicelle ?

La varicelle est une maladie très fréquente due au virus varicelle-zona. Il s’agit d’une maladie très contagieuse qui évolue par épidémies, classiquement à la fin de l’hiver et au début du printemps. Elle survient le plus souvent dans l’enfance: 90 % des enfants la contractent avant l’âge de 12 ans. Mais les adultes ne sont pas épargnés.

Une fois contractée, la varicelle confère une immunité pour le reste de la vie. Toutefois, quand elle survient avant l’âge d’1 an, l’immunité peut être encore « immature » et la maladie peut récidiver plus tard.

Une fois que la varicelle est guérie, le virus reste présent à vie dans le corps, au niveau de ganglions situés sur les trajets des nerfs sensitifs. Ce virus peut se réveiller un jour, donnant alors le zona, éruption cutanée très douloureuse.

Comment reconnaître les boutons ?

Avant que la maladie ne se déclare, votre enfant peut présenter un écoulement nasal ou un peu de fièvre. Ce sont toutefois les boutons qui permettent la plupart du temps de poser le diagnostic. Ils mesurent de 2 à 3 millimètres de diamètre, démangent beaucoup et surviennent en plusieurs poussées étalées sur 5 jours. Ainsi, des lésions cutanées d’âge différent peuvent coexister. Les boutons peuvent être présents sur tout le corps, excepté sur la paume des mains et la plante des pieds. Le nombre de boutons est variable d’un enfant à l’autre, certains en auront beaucoup et partout, d’autres seulement quelques-uns.

Au début, les lésions cutanées forment de petites tâches rouges, plates puis saillantes, qui prennent rapidement l’aspect de cloques remplies d’un liquide clair. Les cloques s’affaissent au bout de 5 à 6 jours en général, et sont remplacés par des croûtes qui tombent peu à peu laissant place, en 3 semaines environ, à des cicatrices, bleutées au début, puis blanches qui disparaissent. De petites cicatrices en creux peuvent toutefois persister définitivement quand les boutons ont été grattés.

Comment se transmet la maladie ?

La varicelle apparaît 10 à 15 jours après un contact avec une personne malade. Le virus est transmis par la salive, la toux et par le liquide contenu dans les cloques. Votre enfant était déjà contagieux 2 à 3 jours avant l’apparition de l’éruption. Il le restera jusqu’à ce que les croûtes soient tombées.

Peut-il y avoir des complications ?

Chez l’enfant en bonne santé, la maladie est le plus souvent bénigne et les complications ne concernent que 3 % des cas. Il s’agit généralement de surinfections de la peau, liées au grattage et aux frottements dans les zones de plis. Des complications plus sérieuses peuvent toutefois survenir chez de très jeunes enfants dont le système immunitaire n’est pas encore développé ou chez ceux qui sont traités par des médicaments qui diminuent leur immunité. Quoiqu’il en soit, il est conseillé de consulter à nouveau votre médecin si une fièvre élevée persiste plus de 3-4 jours, ou si votre enfant présente des vomissements, un comportement inhabituel ou une somnolence.

Le risque de complications est plus élevé chez les adultes et chez les personnes immunodéprimées. Il peut s’agir de pneumonies ou d’atteintes neurologiques. Les femmes enceintes qui contractent la varicelle au cours des 2 premiers trimestres de grossesse doivent bénéficier d’un suivi particulier. Une varicelle survenant juste avant l’accouchement entraine un risque sérieux de contamination du nouveau-né.

Quel est le traitement de la varicelle ?

Il n’existe pas de traitement qui permette d’accélérer la guérison. Gardez votre enfant au repos. S’il a de la fièvre, donnez-lui un antipyrétique: en effet, l’élévation de la température corporelle peut être un facteur d’aggravation des démangeaisons. A noter que l’aspirine et les anti-inflammatoires sont déconseillés. Les anti-histaminiques permettent souvent de réduire l’importance les démangeaisons.

Contrairement à ce qui est encore d’usage courant, il n’est pas recommandé d’appliquer sur les boutons des crèmes ou des poudres, qui peuvent parfois être source de complications.

Pour éviter le risque de surinfection des boutons, coupez les ongles de votre enfant et gardez-les bien propres.

Y a-t-il des mesures de prévention à prendre pour éviter d’être contaminé ?

Un enfant atteint de varicelle peut fréquenter l'école si son état le permet.

En revanche, prévenez les femmes enceintes de votre entourage et tenez éloignés les nouveau-nés et les personnes immunodéprimées car, dans ces groupes de population, cette infection peut prendre des formes graves. De plus, en cas de contamination de la mère, le fœtus peut développer une varicelle congénitale, et le nouveau-né une infection néonatale sévère.

Un vaccin contre la varicelle peut être proposé aux adultes qui n’ont pas eu cette maladie infantile, mais il doit être fait dans les 72 heures après le contact avec la personne malade. Le vaccin est déconseillé aux femmes enceintes et aux immunodéprimés.

Docteur Agnès Molle

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