Le site du Docteur Michel Kokouvi ADJAMAH

Médecine Générale
Conventionnement : Autre
Carte Vitale Non acceptée
J’ai une BPCO et je vais avoir une anesthésie - Le site du Docteur Michel Kokouvi ADJAMAH - Docvadis

J’ai une BPCO et je vais avoir une anesthésie

Avant toute intervention chirurgicale chez une personne souffrant de BPCO (Broncho Pneumopathie Chronique Obstructive), l’anesthésiste doit évaluer la sévérité des troubles respiratoires afin de prendre les précautions nécessaires pour réaliser l’anesthésie en toute sécurité et faciliter les suites post-opératoires.

Quand on a une BPCO, l’anesthésie présente-elle un risque particulier ?

Les progrès en matière de techniques chirurgicales et l’amélioration des modalités de prise en charge anesthésique ont contribué à faire diminuer les risques.

Les précautions à prendre en cas d’anesthésie sont fonction du stade d’évolution de la BPCO.

Le risque est plus important en cas de geste chirurgical abdominal (dans le ventre) ou thoracique (dans la poitrine).
Il s'agit du risque de douleur thoracique postopératoire (toux pénible et moins efficace), ou encore du risque d’infection ou d’insuffisance respiratoire plus élevé.

C’est pourquoi une évaluation préopératoire de votre état respiratoire est très importante pour limiter au maximum l’impact de l’intervention et permettre une récupération rapide.

Que va me demander l’anesthésiste avant l’intervention ?

L’anesthésiste va vous interroger afin de connaître :

  • La fréquence et la sévérité de vos troubles respiratoires : essoufflement, toux, volume et aspect des expectorations...

  • Si vous avez été hospitalisé pour des épisodes d’exacerbations de BPCO ou d’infections pulmonaires.

  • Quel est votre traitement habituel, si vous avez besoin d’une oxygénothérapie.

  • Si vous avez déjà été anesthésié et comment cela s’est passé.

  • Si vous fumez et quelle est votre consommation quotidienne.

Cet interrogatoire sera complété d’un examen clinique pour apprécier la sévérité de votre atteinte respiratoire.

Devrais-je faire des examens spécifiques avant l’intervention ?

L’anesthésiste peut demander que vous fassiez certains examens complémentaires : radiographie pulmonaire, Exploration Fonctionnelle Respiratoire (EFR), gaz du sang artériel...

C’est la confrontation des résultats de ces examens avec l’interrogatoire ainsi que l’examen clinique qui permet d’évaluer le risque respiratoire représenté par l’intervention avec les mesures préalables qu’il convient de mettre en place.

Quelles précautions doivent être prises avant une anesthésie quand on a une BPCO ?

Une préparation respiratoire préopératoire est nécessaire avec :

  • Arrêt total du tabac plusieurs semaines avant l’intervention.

Et selon les cas :

  • Séances de manœuvres respiratoires et de kinésithérapie pour apprendre à bien vider les bronches et à contrôler au mieux la respiration.

  • Traitement bronchodilatateur.

  • Traitement par corticoïdes si besoin.

  • Antibiothérapie en cas de surinfection bronchique.

Dans certains cas, il peut être nécessaire de débuter un programme de réhabilitation respiratoire : réentraînement à l’effort pour diminuer l’essoufflement et/ou de renutrition avant le geste chirurgical. Cependant, le bénéfice n'apparait qu'après un délai d’au moins quatre semaines de réhabilitation.

Peut-on être opéré sous anesthésie générale quand on a une BPCO ?

Si l’anesthésiste considère que les risques respiratoires sont élevés, il optera si cela est possible pour une anesthésie locorégionale.

Si l’anesthésie générale est nécessaire, l’anesthésiste pourra opter pour la pose d’un masque laryngé. Il utilisera les produits les plus adaptés pour vous endormir.

Combien de temps après l’intervention devrai-je reprendre mon traitement habituel pour la BPCO ?

Le traitement par bronchodilatateurs doit être repris dès que possible après l’intervention. Par ailleurs, un traitement contre la douleur vous sera administré en postopératoire pour vous permettre de réaliser de manière efficace les manœuvres de désencombrement bronchique avec le kinésithérapeute.

Le risque de complications respiratoires a considérablement diminué grâce aux progrès anesthésiques et chirurgicaux en particulier chez les personnes qui présentent une insuffisance respiratoire chronique.

par email docvadis

INCONNU , 28500 VERNOUILLET, France

Plus d'informations (Accès, Horaire...)

SITE du Docteur Michel ADJAMAH

NON COMMUNIQUEE , 28500 VERNOUILLET, France

Documents similaires

  • J’ai de l'asthme et je vais avoir une anesthésie

    Avant toute intervention chirurgicale chez une personne ayant de l'asthme, l’anesthésiste a besoin de connaître la sévérité de ses troubles respiratoires afin de prendre les précautions nécessaires pour réaliser l’anesthésie en toute sécurité et proposer la technique la plus adaptée.

    Lire la suite
  • Me faire tatouer, oui...en limitant les risques

    Cette vidéo vous explique que le tatouage n'est pas un geste anodin s'il n'est pas fait dans des conditions strictes d'hygiène. Le Dr Denis Ouzan décrit les risques infectieux encourus et un tatoueur montre ce qu'il faut faire et ne pas faire. Si vous avez fait un tatouage dans des conditions limites, pensez à vous faire dépister : parlez en avec votre médecin ou rendez vous dans un centre de dépistage, un Cegidd.

    Lire la suite
  • J’ai du diabète : comment gérer le jeûne du Ramadan ?

    Le Ramadan est le quatrième des cinq piliers de l’Islam, avec la prière, la profession de foi, l’aumône et le pèlerinage à la Mecque. Au cours de ce mois, il est interdit aux adultes de manger et boire de l'aube au coucher du soleil. Si vous avez du diabète, faire le Ramadan est très souvent possible, mais cela doit être préparé pour éviter les risques liés au jeûne. Il est indispensable d’en discuter avec votre médecin avant le Ramadan.

    Lire la suite
  • Je m'informe sur le traitement hormonal de la ménopause

    Le traitement hormonal substitutif de la ménopause est indiqué notamment pour diminuer la gêne liée aux bouffées de chaleur. Comme tout médicament, ce traitement peut présenter des effets secondaires. Votre médecin évaluera votre état de santé et vos antécédents pour vous donner le traitement le plus adapté.

    Lire la suite

Ce site n'a pas pour vocation de remplacer une consultation médicale