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Je parle sans attendre des éventuels effets secondaires de mon traitement anti-VIH

Les traitements contre le VIH (trithérapie) ont beaucoup évolué depuis 10 ans. Ils permettent aujourd'hui de vivre avec le VIH et d'envisager cette infection comme une maladie chronique. Si les molécules utilisées sont mieux connues et tolérées que les premiers traitements, les trithérapies ont tout de même des effets secondaires à court terme mais aussi à plus long terme. Il est important de bien les connaître pour mieux y faire face, les prévoir, les surveiller, les éviter et les soigner.

Quels sont les premiers effets indésirables ?

Les principaux symptômes ressentis dès les premières prises d’une trithérapie peuvent être des nausées, douleurs abdominales, diarrhées et une fatigue. Ces effets sont en général modérés et sans gravité. Ils diminuent et disparaissent le plus souvent après quelques semaines de traitement.

Selon le médicament utilisé, une réaction allergique, qui se manifeste par une éruption sur la peau, peut survenir. Il faut dans ce cas consulter rapidement son médecin.

Certains médicaments peuvent générer des troubles du sommeil ou de l’humeur ou une instabilité qui fluctuent au cours du temps. Il peut exister également des effets indésirables d’ordre biologique, qui ne sont pas forcément « ressentis ». La trithérapie peut notamment modifier les enzymes du foie ou altérer le rein. C’est pourquoi votre médecin vous prescrira des contrôles biologiques réguliers (prises de sang).

Cependant, les traitements sont aujourd’hui beaucoup mieux tolérés qu’autrefois et il est possible que vous ne ressentiez aucun effet secondaire.

D’autres effets indésirables apparaissent-ils plus tard ?

Oui, certains effets indésirables apparaissent et se maintiennent au fil du temps comme :

  • des anomalies de la répartition des graisses ou lipodystrophies,

  • des troubles métaboliques (excès de graisses, de cholestérol et/ou du sucre dans le sang), pouvant induire des complications cardiovasculaires,

  • une déminéralisation osseuse (ostéoporose),

  • des complications diverses (vieillissement accéléré, douleurs des nerfs…), liées aux effets négatifs de certains médicaments sur des composants cellulaires appelés mitochondries.

Et, d’autre part, les effets indésirables qui peuvent être ressentis comme :

  • des symptômes digestifs (nausées, ballonnements, diarrhées, constipation…),

  • une fatigabilité à l’effort,

  • une mauvaise qualité du sommeil.

Comment puis-je réagir ?

Avertissez votre médecin, le dialogue étant essentiel. Vous pouvez ressentir des «sensations désagréables», alors qu’il peut n’y avoir aucune anomalie clinique ou biologique.
N’hésitez pas à l’informer de la prise d’autres médicaments qui pourraient avoir des effets indésirables ou interagir avec le traitement anti-VIH.

Que peut faire mon médecin ?

Votre médecin pourra vous conseiller sur la conduite à tenir, si un effet indésirable se manifeste.
Il pourra vous proposer différentes solutions pour le résoudre, comme la prescription d’un médicament permettant de soigner cet effet indésirable ou de réduire votre inconfort (en cas de trouble digestif, par exemple) ; ou l’adaptation des doses de médicaments anti-VIH après un dosage sanguin. Si nécessaire, un changement de votre traitement anti-VIH et la prise d’un nouveau médicament mieux toléré pourra être envisagée.

Comment mon médecin va-t-il suivre l’évolution de ces effets ?

Votre médecin vous prescrira certains examens de sang régulièrement : bilan lipidique (cholestérol, triglycérides), glycémie (sucre dans le sang), enzymes hépatiques (transaminases, phosphatases alcalines), bilan rénal (créatinine), numération des globules du sang…

Comment puis-je éviter ces effets indésirables ?

Il est important de bien suivre les recommandations de prise : le traitement doit-il être pris ou non avec un repas, en respectant la régularité des prises...

  • Un exercice physique régulier, comme une activité d’endurance du type marche à raison de 30 minutes par jour, vous est conseillé, ainsi qu’une alimentation équilibrée, pauvre en sucres (boissons sucrées à éviter) et en graisses (en particulier les graisses animales), riche en fibres (légumes, céréales), en calcium (produits laitiers) et en fruits.

Ces mesures réduisent les risques de complications notamment métaboliques, cardiovasculaires et osseuses.

  • Pour limiter les effets indésirables digestifs, prenez vos médicaments plutôt en fin de repas, mangez lentement, mâchez bien les aliments, évitez le café, les épices, les choux, les oignons, les boissons gazeuses…

  • Contrôlez régulièrement votre poids et votre tour de taille (mesure indirecte de la graisse qui s’accumule dans le ventre).

  • L’arrêt de la consommation de tabac et de la prise excessive d’alcool est vivement recommandé. N’hésitez pas à demander de l’aide à votre médecin pour y parvenir.

Les effets indésirables sont très variables d’une personne à l’autre, et certains peuvent aussi être dus au VIH. En cas de symptômes inhabituels, contactez rapidement votre médecin.
Il vous est également possible de déclarer tout effet secondaire susceptible d’être lié à un médicament en allant sur le site de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé. Il s’agit d’une démarche essentielle pour faire progresser la sécurité des patients.
Lien : http://ansm.sante.fr/Declarer-un-effet-indesirable/Votre-declaration-concerne-un-medicament/Votre-declaration-concerne-un-medicament/(offset)/0

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