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Je me renseigne sur les traitements de la schizophrénie

Les traitements de la schizophrénie ont beaucoup évolué ces dernières années, vers une meilleure efficacité tout en réduisant les effets secondaires. La prise en charge se découpe traditionnellement en trois volets : un traitement médicamenteux, des psychothérapies adaptées et une prise en charge sociale.

Quels sont les traitements médicamenteux existants ?

Les antipsychotiques, autrefois appelés neuroleptiques, sont au centre de la prise en charge de la schizophrénie. Ils permettent de réduire les symptômes les plus handicapants lors des phases aiguës de la maladie (délires, hallucinations...), mais aussi le risque de rechute.

Il existe un grand nombre de neuroleptiques, jouant chacun sur différents types de symptômes, parmi lesquels le médecin choisit le traitement le mieux adapté à la forme et la sévérité de la schizophrénie.

Les antipsychotiques de seconde génération, apparus dans les années 1980, ont beaucoup moins d'effets secondaires que les premiers neuroleptiques utilisés et le traitement est donc moins lourd à supporter. Même s'il se sent guéri, le malade doit impérativement continuer à prendre son traitement. Les rechutes sont le plus souvent dues à un arrêt du traitement sans accord médical.

Pourquoi ce traitement doit-il s'accompagner d'une psychothérapie ?

Si les traitements médicamenteux limitent l'importance des symptômes, ils ne guérissent pas le mal-être ressenti par les schizophrènes du fait du caractère handicapant de la maladie. Les psychothérapies accompagnent le patient tout au long de son traitement en lui réapprenant à vivre avec la maladie. Les thérapies cognitives et comportementales (TCC) sont les plus utilisées pour offrir une autonomie à la personne concernée et empêcher un repli sur lui-même.

Pour traiter certains troubles liés à la maladie (problèmes de mémoire, difficulté à comprendre les comportements de l'entourage, etc.), une approche est de plus en plus employée : la remédiation cognitive. La fréquence et la durée des séances varient en fonction du type de schizophrénie concerné.

D'autres types de psychothérapies peuvent également être proposés (psychothérapies de groupe, analytiques, institutionnelles...) en fonction de la forme de la schizophrénie et des symptômes du patient. La réussite de ces thérapies est fortement liéeà l'investissement personnel du malade et à sa volonté de collaborer avec les équipes médicales.

Quel est l'intérêt d'un accompagnement social ?

La schizophrénie se déclare le plus souvent entre 15 et 25 ans, l'âge où on tisse les liens sociaux et s'oriente professionnellement. En hôpital ou en centre spécialisé, des prises en charge sociales sont souvent disponibles pour aider le malade à se réadapter au monde extérieur et monter un projet socio-professionnel adapté. L'implication de l'entourage proche du malade est particulièrement importante pour le suivi de ce projet. Certaines structures proposent des formations appelées « ProFamille », qui ont pour objectif d'aider l'entourage à mieux faire face à la maladie, grâce à des informations précises sur les symptômes et des techniques pour gérer les situations difficiles.

Différentes aides et prestations sont proposées par les MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées), si la sévérité de la schizophrénie est reconnue comme handicap psychique. Cependant, les démarches de reconnaissance du handicap sont souvent longues et complexes.

Et si ces traitements ne fonctionnent pas ?

20 % à 30 % des patients montrent une résistance à ces traitements avec une persistance des symptômes. Pour ces formes sévères de la maladie, une électro-convulsivo-thérapie (ECT), ou sismothérapie, peut être proposée. Cette technique, qui consiste à produire de faibles impulsions électriques via des électrodes placées sur le front du patient, est souvent associée aux neuroleptiques pour augmenter leurs effets. Loin de l'image terrifiante des électrochocs pratiqués au siècle dernier, un ECT ne dure que quelques minutes, sous une brève anesthésie générale. Dès les effets de cette dernière passés, le patient peut bien souvent sortir de l'hôpital quelques heures plus tard, sans effets secondaires notables.

Cette technique reste cependant encore peu utilisée et rarement proposée en premier traitement.

Une hospitalisation est-elle inévitable ?

Une hospitalisation (en centre hospitalier ou en clinique) est souvent conseillée après une première crise, une fois le diagnostic posé. D'autres séjours en hôpital peuvent survenir par la suite lors d'une rechute, d'autant plus si les crises comportent un danger pour le malade ou son entourage. C'est souvent ce dernier qui jugera de sa capacité ou non à gérer seul la crise, auquel cas il contactera le psychiatre référent ou SOS Médecin pour bénéficier d'une prise en charge hospitalière.

Ces hospitalisations permettent de diminuer les symptômes grâce à un traitement approprié et de surveiller que celui-ci est bien suivi par le malade. Pour l'équipe médicale, c'est aussi l'occasion d'observer le comportement du malade pour affiner le diagnostic.

La durée de l'hospitalisation varie en fonction de la sévérité de la maladie et de l'efficacité du traitement. Si le patient accepte sans problèmes les soins et ne présente plus de danger pour lui et son entourage, l'équipe médicale permettra rapidement une sortie de l'hôpital.

Une fois la maladie stabilisée grâce à un traitement approprié et correctement suivi, le malade peut passer des années sans retourner à l'hôpital, se contentant de visites de routine mensuelles chez son psychiatre. Si la maladie est trop sévère, empêchant une totale autonomie, des centres spécialisés peuvent accueillir des schizophrènes, sur les conseils des équipes médicales.

Il est important d'initier un traitement au plus tôt, dès l'annonce du diagnostic. Plus le traitement sera tardif, plus il devra être long avant d'arriver à une rémission. Il sera également moins efficace dans la réduction des symptômes. De plus, une prise en charge médicamenteuse, psychologique et sociale précoce est indispensable pour réduire le risque de suicide, important pour cette maladie.

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