Maladie, Traitements
Cancer colorectal
Cancer du colon : je m'informe

Tous les ans environ 33000 nouveaux cas de cancer du colon surviennent en France. Ils représentent 15 % de l’ensemble des cancers.
Qu’est-ce que le colon ?
Le colon, que l’on appelle aussi gros intestin, correspond à la partie terminale de l’intestin. Le rectum quant à lui correspond aux derniers centimètres du gros intestin qui mesure entre 1,50 et 1,80 mètre.
C’est dans le colon que les matières fécales sont concentrées, l’eau et le sel étant réabsorbés par l’organisme à ce niveau. Elles sont ensuite acheminées jusqu’à l’ampoule rectale (sorte de réservoir) avant d’être expulsées.
Quels sont les symptômes de ce cancer ?
Si le cancer du côlon peut rester longtemps silencieux, différents symptômes peuvent toutefois en révéler la présence, notamment :
· Des douleurs abdominales
· Des troubles du transit intestinal : constipation soudaine ou diarrhée qui se prolonge, voire alternance des deux
· La présence d’une anémie (qui se traduit par une fatigue ou une chute de globules rouges sur une prise de sang)
· La présence de sang dans les selles
Si le cancer est à un stade plus avancé, des complications comme l'occlusion (bloquage des selles et la survenue de vomissement), la perforation de la tumeur ou encore l'altération de l'état général, peuvent aussi en révéler l’existence.
Existe-t-il des facteurs de risque particuliers ?
OUI. La présence de polypes est un facteur de risque de cancer du colon. La détection et l'exérèse (opération de chirurgie qui consiste à enlever une tumeur ou un organe) d’un certain type de polypes (dits « adénomateux ») permet de réduire le risque de cancer colorectal. Le risque est d’autant plus élevé que le polype fait plus de 2 cm de diamètre.
Un facteur génétique serait également impliqué.
Le risque serait augmenté chez les personnes souffrant d’une colite inflammatoire ou ayant un antécédent personnel ou familial (parent du 1er degré) de polypes ou de cancer colorectal.
Enfin, un apport calorique excessif et riche en graisses animales serait également un facteur de risque de cancer du colon.
Quels sont les examens à faire ?
Le diagnostic du cancer du colon repose d’abord sur la coloscopie. Cet examen est réalisé par un gastroentérologue. Il consiste à introduire par l’anus un long tube souple muni d’une micro caméra qui permet de visualiser la tumeur. L’appareil peut être muni d’un dispositif permettant de réaliser aussi des biopsies (prélèvements de tissus).
Dans certains cas, d’autres examens peuvent compléter le diagnostic comme un scanner abdominal ou une IRM (imagerie à résonnance magnétique) pour visualiser d’éventuelles métastases (migration du cancer par voie sanguine).
Quels sont les traitements ?
La chirurgie reste le traitement de référence. Elle consiste à enlever la tumeur (exérèse).
La chimiothérapie et la radiothérapie peuvent venir en complément à la suite de l’opération.
Peut-on dépister le cancer du colon ?
Les pouvoirs publics organisent un dépistage du cancer colorectal. Il repose sur la recherche de saignements dans les selles (test Hemoccult II®) chez les 50-74 ans tous les deux ans.
Si lors du dépistage votre test est positif, il est nécessaire de pratiquer une coloscopie pour confirmer ou infirmer la présence d'anomalies dans le côlon ou le rectum. La coloscopie, qui permet en outre de retirer d'éventuels polypes, se fait sous anesthésie générale.
Certains aliments peuvent-ils protéger ?
Oui. La consommation de fruits et de légumes frais aurait un effet protecteur sur ce type de cancer.
Le cancer du colon est un des cancers que l’on sait le mieux traiter et un de ceux pour lesquels les progrès en termes de prise en charge sont les plus importants. Se soumettre au dépistage est essentiel pour empêcher un retard de diagnostic et permettre une prise en charge efficace.
Créé par : Comité Éditorial du Site Information Patient
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jeudi 29 juillet 2010









